Un je ne sais quoi d'éternel

Publié le par Fred Pougeard

     
     Les nuages légers sur la colline étaient incrustés de soleil, en forme de faux. Le sentier allait dans les friches, à travers le maquis. Çà et là, le jaune des genêts envahissait la couleur cendreuse du pierrier. Il y avait sur cette pente quelque chose de serein, de lumineux, quelque chose qui semblait venir d'une journée déjà vécue. L'air entre les crêtes et les nuages avait un je ne sais quoi d'éternel.
 
Francesco Biamonti, Attente sur la mer (1994), traduit de l'italien par François Maspéro. Editions du Seuil 2016

 

 
 
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